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Vous consultez actuellement les archives du mois 09-2008.

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Archive du 09-2008

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L’ARCEP virera t-il à l’orange ?

Actualité, CPL

L'ARCEP va bientôt devoir changer de président. Le mandat de Paul Champsaur arrive bientôt à expiration et il va lui falloir un successeur. Quand on connaît les attributions et les missions de l'ARCEP, on se doute de la sensibilité de ce poste. Surtout au moment où un possible appel d'offre pour la quatrième licence risque d'être lancé et où des négociations sensibles sont en discussion pour la fibre optique.

C'est dans ce contexte délicat que l'on apprend, grâce à une indiscrétion de l'Expansion, la volonté de Didier Lombard, PDG de France Télécom/Orange, d'imposer Henri Serres à la tête de l'ARCEP. Or Henri Serres est administrateur de France Télécom. Le conflit d'intérêt étant plus que possible, il sera intéressant d'observer la réaction du gouvernement et voir qui sera nommé.

[ - 1 Commentaire] - Par Fyve, - le 30/09/2008 à 16:38

La saga de la quatrième licence de téléphonie mobile 3G continue

Actualité, téléphonie, télévision, mobile

Un téléphone mobile ? Non, un téléphone nomade. Le bibop.

La saga de la quatrième licence de téléphonie mobile 3G continue : à peine publions-nous son bref historique que l'ARCEP, l'autorité qui régule les télécoms en France, a publié le bilan de la consultation publique sur son devenir :

Ces marques d’intérêt confirment la nécessité d’un appel à candidatures, dont l’ensemble des contributeurs s’accordent pour reconnaître l’urgence, afin de lever les incertitudes découlant du manque de visibilité sur l’attribution de ces fréquences.

Parmi les types de procédure soumis aux commentaires des contributeurs, le schéma d’attribution en plusieurs lots ouvert à tout opérateur – c’est-à-dire sans réservation de fréquences à un nouvel entrant – fondé sur différents types de critères de sélection a été unanimement rejeté. Sont donc mises en avant des procédures conservant une priorité sur tout ou partie des fréquences à un nouvel entrant, selon des modalités analogues aux précédents appels à candidatures.

Ce bilan, c'est le gouvernement qui devra en prendre acte. Et s'il choisit de suivre l'avis de l'ARCEP, cette dernière lancera alors une nouvelle procédure d'attribution avec, en toute logique, de nouvelles conditions pour éviter l'échec rencontré avec la procédure de l'année dernière.

Du côté des opérateurs, les réponses à la consultation sont conformes à leur position passée. Par exemple, chez Orange, on confirme son intérêt pour ces fréquences supplémentaires et en aucun cas on ne voudrait une baisse du prix de cette licence :

[…]Orange confirme son intérêt pour l'attribution de fréquences supplémentaires dans la bande des 2,1 GHz dès 2011 pour répondre à ses besoins capacitaires. […]

[…]Si un 4 opérateur devait être autorisé, Orange demande que les conditions d'équité vis-à-vis des autorisations délivrées précédemment soient respectées. Ainsi, conformément à l'avis rendu par le Conseil d'État, toute réduction éventuelle significative du montant de la redevance devrait être justifiée précisément et proportionnée à la prise en compte de critères objectifs d'évolution du marché. En tout état de cause, Orange considère que la plus grande facilité qu'aurait un nouvel opérateur à déployer aujourd'hui un réseau 3G ne peut justifier un éloignement des conditions financières par rapport à celles des appels à candidatures précédents[…]

Toutes les contributions des acteurs sont disponibles sur le site de l'ARCEP.

Du côté de Free, le principal intéressé, on se réjouit. A tel point qu'une communauté s'est créée, dans le but de soutenir celui qu'on appelle le trublion de l'Internet français, pour qu'il devienne opérateur mobile. A l'heure actuelle, plus de 12000 internautes ont déjà signé une pétition hébergée par Free mobile Asso.

[ - Pas de commentaires] - Par Anthony, - le 30/09/2008 à 12:00

Et le monde est à vous !

Actualité, information, offres

SFR a rafraîchi son logo. Le logo de SFR est rafraîchi.

Et le monde est à vous ! C'est le nouveau slogan de SFR qui officialisait aujourd'hui son offre unique d'accès fixe à Internet. Exit les offres de Neuf, exit le Twin (le téléphone hybride capable de passer des appels en téléphonie IP à moindre coût…) seule la Neufbox survit et se voit affublée d'un nouveau capot, blanc sur blanc. Ses spécifications techniques ne changent pas. Du côté de l'offre en elle même, deux nouveautés :

- Installation Garantie : une assistance téléphonique spécialisée au sein du Service Client, disponible 7j/7, pour l’installation de votre neufbox. Si nécessaire, un technicien est envoyé gratuitement au domicile du client.

- Assistance 48H : tout est mis en œuvre pour dépanner le client sous 48H. En cas de coupure totale au-delà de ces 48H, une Clé Internet 3G+ est prêtée gracieusement au client pour lui permettre de continuer à surfer.

L'offre neufbox de SFR sera disponible dès le 8 octobre à partir de 29,90 € par mois, sur le site sfr.fr et dans les 800 Espace SFR. L'opérateur compte bien jouer sur sa présence physique pour améliorer les relations avec ses abonnés.

Peu ou pas nouveautés, le géant SFR se concentre pour l'instant sur la consolidation de sa marque et de ses abonnés. Rendez-vous le 8 octobre pour découvrir peut être de nouveaux détails.

Du côté pro, les services aux entreprises de SFR et Neuf Cegetel sont désormais regroupées sous une même bannière du nom de SFR Business Team.

Le communiqué : http://www.lenouvelsfr.com/html/img/pdf/cpnouvel_sfr.pdf
La plaquette : http://www.lenouvelsfr.com/html/img/pdf/plaquette_nouvelsfr.pdf

La Neufbox par SFR
La Neufbox par SFR

[ - Pas de commentaires] - Par Anthony, - le 29/09/2008 à 18:15

La quatrième licence de téléphonie mobile 3G 5/5

Actualité, information, téléphonie, mobile

Cinquième et dernier volet d'un billet en 5 parties sur la 4ème lience de téléphonie mobile 3G. Un sujet dont l'actualité est riche, nous reviendrons dans un prochain billet sur les derniers rebondissements.

Les appels via les mobiles sont réputés coûteux.

L’argent n’a pas d’odeur

Et puisqu'il est question d'argent, beaucoup se demandent comment Iliad pourrait trouver les liquidités nécessaires au paiement de cette licence, puis au déploiement (estimé à 3 milliards d’Euros) d'un tel réseau. Iliad rétorque que ce problème ne regarde que la société et que le paiement de cette licence permettrait de renflouer les caisses de l'état dont le déficit est énorme. Un argument démagogique, au demeurant très pragmatique.

Enfin, un autre dossier vient parasiter par son caractère politique et financier l’attribution de la quatrième licence 3G. La volonté de supprimer la publicité des chaines du service public a provoqué la recherche de nouvelles sources de financement. Parmi elles, une proposition suggère de taxer le chiffre d’affaire des nouveaux moyens de communication : téléphonie mobile et abonnements Internet. Cette taxe rapporterait 100 millions d’Euros par an.
Pour imposer cette taxe, selon certaines sources, l’état n’hésiterait pas à brandir la menace de la quatrième licence 3G aux opérateurs actuels : acceptez la taxe sur les abonnements ou bien nous faciliterons l'attribution de la quatrième licence. Ce chantage qui vise à pousser les opérateurs de téléphonie mobile vers un environnement plus concurrentiel semble les rebuter au plus haut niveau. Les dirigeants de SFR ont à leur tour proposé, sous couvert d'ironie, de taxer l’électricité nécessaire à l’alimentation des téléviseurs. Selon eux, les programmes télé généreraient un chiffre d’affaires annuel de 1,5 milliard d’euros pour EDF, alors que la télé sur mobile ne rapporte à SFR que 20 millions.

La quatrième licence de téléphonie mobile : première partie.
La quatrième licence de téléphonie mobile : seconde partie.
La quatrième licence de téléphonie mobile : troisième partie.
La quatrième licence de téléphonie mobile : quatrième partie.
La quatrième licence de téléphonie mobile : cinquième partie.

[ - 3 Commentaires] - Par Anthony, - le 26/09/2008 à 21:32

La quatrième licence de téléphonie mobile 3G 4/5

Actualité, offres, téléphonie, mobile

Quatrième volet d'un billet en 5 parties sur la 4ème lience de téléphonie mobile 3G.

Une jeune fille découvre MacADSL sur son téléphone mobile.

Un manque de concurrence

Devant de si grands intérêts, le débat fait rage et tous les coups sont permis.

Ceux qui sont pour la licence mettent tout d'abord en avant un besoin de concurrence. En effet, les tarifs du téléphone mobile en France sont parmi les plus chers en Europe d'après la Commission Européenne et les associations de consommateurs comme "l'UFC Que Choisir".
Mais de leur côté, les opérateurs de téléphonie mobile via l'AFOM (Association Française des Opérateurs Mobiles) jurent le contraire publiquement.

Les croire serait oublier l'amende record de 534 millions d'euros infligée par le conseil de la concurrence en 2005 aux trois opérateurs pour des accords portant sur la «stabilisation de leurs parts de marché autour d'objectifs définis en commun».

Ce serait également oublier le très faible succès des MVNO, les opérateurs virtuels qui achètent des minutes de téléphonie en gros aux 3 opérateurs. Ils représentent tous ensemble moins de 10% du marché. En 2006, l’état a du contraindre SFR à ouvrir son réseau à un opérateur virtuel régional.
L'arrivée d'un nouvel acteur sur le marché de la téléphonie mobile pourrait sans contestes dynamiser les offres proposées aux français.

A l'heure où le pouvoir d'achat est un sujet brûlant, Free n'hésite pas à vanter les tarifs attractifs de l'offre qu'il pourrait lancer. Il avoue d’ailleurs à demi-mot qu'il s'agirait d'une offre illimitée pour un prix fixe. Ce type d'offre ne ravirait pas du tout les opérateurs actuels pour qui la téléphonie mobile est une manne financière. 50% des revenus de France Télécom proviennent du mobile, quasiment 50% du chiffre d'affaire de Vivendi provient de SFR.

Un dernier élément terrifie les opérateurs mobile actuels sur le thème de la concurrence : la redéfinition des coûts de terminaison d’appel. La terminaison d'appel (TA) est le prix payé par un opérateur à un autre pour acheminer l'appel de son abonné sur le réseau du destinataire de la communication. La TA des opérateurs mobiles est élevée, 6,5 centimes d'euro la minute pour les opérateurs Orange et SFR et 8,5 centimes la minute pour Bouygues Telecom qui compte moins d’abonnés et qui donc en profite plus. Le coût des TA pourrait rapidement être ramené à un coup avoisinant celui des appels fixes, c’est à dire 1 à 2 centimes. Bouygues aurait beaucoup à perdre.

La quatrième licence de téléphonie mobile : première partie.
La quatrième licence de téléphonie mobile : seconde partie.
La quatrième licence de téléphonie mobile : troisième partie.
La quatrième licence de téléphonie mobile : quatrième partie.
La quatrième licence de téléphonie mobile : cinquième partie.

[ - 5 Commentaires] - Par Anthony, - le 25/09/2008 à 21:50

La quatrième licence de téléphonie mobile 3G 3/5

Actualité, téléphonie, mobile

Troisième volet d'un billet en 5 parties sur la 4ème lience de téléphonie mobile 3G.

Certains téléphones ont encore un fil.

A quelles conditions ?

Le plus fervent candidat à cette quatrième licence 3G est le groupe Iliad (propriétaire du FAI Free). Il demande des aménagements financiers quant à l’obtention de la licence. Il part du constat que les 3 opérateurs actuels ont tous bénéficié, au début des années 90, d'une licence 2G gratuite et en ont profité pour rapidement épargner puis investir dans la licence 3G. Il constate également le retard qu'il aurait face à ses concurrents dont le déploiement a débuté il y a déjà quelques années. C’est pourquoi, pendant la première tentative d’attribution de la licence à l’automne 2007, Iliad demandait un étalement du paiement de la redevance.

De leur côté, les trois opérateurs de téléphonie mobile lorgnent sur les fréquences potentiellement récupérables en cas de non attribution de la licence 3G. Celle ci associe en effet des fréquences dans la bande des 2,1GHz, mais également dans la bande des 900MHz. Une ressource rare et importante (souvenez vous). Suffisamment en tous cas pour suggérer à l’état de revendre l’attribution de ces bandes de fréquences en lots, et aux enchères. Une consultation à ce sujet est en cours (ndlr : nous reviendrons sur ses résultats ultérieurement).

Cette demande reste surprenante quand on constate que les bandes de fréquences allouées aux opérateurs des autres pays européens sont plus petites et permettent de couvrir des zones encore plus denses. Pourquoi les français ne pourraient-ils pas reproduire les déploiements réalisés partout ailleurs en Europe ? La question est posée.

La quatrième licence de téléphonie mobile : première partie.
La quatrième licence de téléphonie mobile : seconde partie.
La quatrième licence de téléphonie mobile : troisième partie.
La quatrième licence de téléphonie mobile : quatrième partie.
La quatrième licence de téléphonie mobile : cinquième partie.

[ - 4 Commentaires] - Par Anthony, - le 24/09/2008 à 22:41

La quatrième licence de téléphonie mobile 3G 2/5

Actualité, téléphonie, mobile

Second volet d'un billet en 5 parties sur la 4ème lience de téléphonie mobile 3G.

iPhone 3G et MacBook Pro.

Qui veut la licence ?

Les opérateurs actuels se verraient bien partager entre eux les fréquences non utilisées de cette quatrième licence pour pouvoir encore mieux couvrir le territoire. L'utilisation d'une nouvelle technologie leur a demandé l'installation de nouvelles stations d'émission qui doivent être maillées encore plus finement. En effet, plus un signal radio utilise une fréquence haute, plus il utilise d’énergie électrique et moins il pénètre facilement les obstacles comme les parois des logements.

De nouveaux acteurs prétendent néanmoins à cette nouvelle licence. Parmi eux, Iliad (Free) et Numericable (qui possède l'opérateur de réseaux Completel). Les deux fournisseurs d'accès ne proposent que des offres fixes et se voient bien ajouter une corde mobile à leur arc pour jouer pleinement le jeu de la convergence. Leur objectif consiste à devenir le fournisseur unique de tous les services télécoms de leurs abonnés.

Par impatience ou manque de moyens, Numericable est récemment devenu MVNO (Mobile Virtual Network Operator ou Opérateur de Réseau Mobile Virtuel) via Bouygues Télécom, c’est à dire qu’il achète des minutes de communication en gros et les revend sous sa marque.

De son côté, Iliad rétorque que devenir MVNO ne permet pas de rivaliser avec les autres opérateurs de téléphonie mobile ni d'atteindre la rentabilité. La société mène donc un combat pour l’obtention de cette dernière licence 3G.

La quatrième licence de téléphonie mobile : première partie.
La quatrième licence de téléphonie mobile : seconde partie.
La quatrième licence de téléphonie mobile : troisième partie.
La quatrième licence de téléphonie mobile : quatrième partie.
La quatrième licence de téléphonie mobile : cinquième partie.

[ - 1 Commentaire] - Par Anthony, - le 23/09/2008 à 23:11

La quatrième licence de téléphonie mobile 3G 1/5

Actualité, téléphonie, mobile

Premier volet d'un billet en 5 parties sur la 4ème lience de téléphonie mobile 3G. Le sujet étant vaste, vos commentaires sont les bienvenus, car je ne prétends pas pouvoir retracer fidèlement l'histoire.

Un pylône soutenant une antenne relais de téléphonie mobile. Un pylône soutenant une antenne relais de téléphonie mobile.

Les licences radio

Pour exploiter les gammes de fréquences utilisées en téléphonie mobile, il faut, pour de nombreuses technologies, disposer d'une licence. Les fréquences de téléphonie mobile sont soumises à licence car l'espace de fréquences est une ressource limitée. On ne peut pas émettre autant de communications que l'on souhaite sur la même fréquence sans dégrader leur qualité. L'état a donc partagé le spectre de fréquences au niveau national et a cédé des licences permettant de les exploiter dans des conditions techniques satisfaisantes.

Il y a actuellement 3 opérateurs qui disposent d'une licence de 3ème génération, dite 3G : Orange (l'opérateur historique France Télécom), SFR (la Société Française de Radiotéléphone, filiale de Vivendi à 56%, qui détient également Universal Music, Canal+, Neuf…) et Bouygues Télécom (filiale du groupe Bouygues - les métiers de la construction - qui détient également TF1). Cette licence dite 3G leur permet d'utiliser la technologie de 3G dans la gamme de fréquence des 2,1GHz. Cette gamme de fréquence peut être utilisée au maximum par 4 opérateurs distincts sans interférences. Il reste donc une licence libre. Elle est vendue 619 millions d'euros par l'état.

Les trois opérateurs de téléphonie mobile actuels disposent par ailleurs d'une licence 2G : la 2G désigne le GSM (et ses évolutions GPRS / EDGE qui permettent de faire transiter des données). Cette licence 2G permet d'exploiter 2 bandes de fréquences situées à 900 MHz et 1,8 GHz.

Les ressources (en fréquence, comme en argent) étant limitées, face à la vacance de la quatrième licence 3G, l'état a décidé de consulter les principaux acteurs des télécoms pour savoir comment cette licence pourrait trouver preneur ou être utilisée différemment.

La quatrième licence de téléphonie mobile : première partie.
La quatrième licence de téléphonie mobile : seconde partie.
La quatrième licence de téléphonie mobile : troisième partie.
La quatrième licence de téléphonie mobile : quatrième partie.
La quatrième licence de téléphonie mobile : cinquième partie.

[ - 9 Commentaires] - Par Anthony, - le 22/09/2008 à 23:12

Apple Expo 2008, c’est terminé !

Actualité, Apple Expo, événements

L'Apple Expo 2008 s'est terminée samedi dernier. Merci à tous les visiteurs qui sont passés sur le salon et qui sont venus à notre rencontre sur le stand du Pommier. Pour une première Apple Expo sans Apple, l'affluence était cependant au rendez-vous et la plupart des exposants semble satisfaite ! Merci également à Reed, sans qui rien n'aurait été possible.

Si une incertitude plane encore sur la tenue d'une prochaine Apple Expo, sachez que nous ferons notre possible pour participer à sa prochaine éventuelle édition.

[ - 3 Commentaires] - Par Anthony, - le 22/09/2008 à 11:19

Vers un partage obligatoire des réseaux de Fibre Optique ?

Actualité, téléphonie, FTTH, FTTB

La commission veut obliger les opérateurs historiques à partager le réseau fibre optique. Ce ne sera pas pour tout de suite car il faut d'abord que la recommandation soit votée. Le but avoué est de favoriser la concurrence dans le secteur du très haut débit et pour cela, il faut, selon elle, forcer les opérateurs historiques à partager leurs réseaux fibre optique avec les nouveaux opérateurs.

Pour Bruxelles, le seuil de viabilité, pour un opérateur qui dispose de sa propre infrastructure, doit être au minimum à 35 % de parts de marché; un opérateur qui s'appuierait sur un réseau déjà existant n'aurait besoin que de 12 à 18%. Selon la commission, l'ouverture des réseaux fibre optique des opérateurs historiques permettrait ainsi l'arrivée de nouveaux acteurs qui ne seraient plus freinés par les investissements colossaux que nécessite le déploiement de la fibre optique (pour FT, le ticket d'entrée pour la phase de pré-déploiement serait d'environ 270 millions €).

Il est vraisemblable que les opérateurs historiques réagissent très rapidement à cette annonce avec comme argument qu'une ouverture trop rapide de leur à la concurrence ne leur permettra pas d'amortir les investissements colossaux.

Communiqué de la Commission Européenne (source Reuters) : " Le principe qui sous-tend le projet de recommandation de la Commission est que les autorités nationales de régulation doivent donner accès aux réseaux des opérateurs dominants au niveau le plus bas possible. Elles devraient en particulier obliger les opérateurs dominants à permettre l'accès à leurs gaines, afin que leurs concurrents puissent y déployer leurs propres fibres optiques, mais aussi imposer des obligations d'accès physique allant au-delà de cet accès aux gaines lorsqu'il n'y a pas de gaines disponibles ou que la densité de population est trop faible pour assurer la viabilité d'un modèle commercial. "

[ - 1 Commentaire] - Par Fyve, - le 18/09/2008 à 16:14

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